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Qui es-tu Sandor Rac ?

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Entretien avec le nouvel entraineur saintais, histoire de faire plus ample connaissance...

 

Bonjour Sandor, peux-tu te présenter ?
Je suis Sandor Rac, j'ai 59 ans, je suis marié. J'ai une fille qui est banquière à Metz et un garçon handballeur à Dijon, ainsi que deux petits enfants. Une famille de sportif, avec ma femme qui a été aussi handballeuse. 

Ton parcours ?
En tant que joueur, j'ai commencé ma carrière dans les années 70 en Serbie où j'ai joué 14 ans en première division yougoslave. C'était à l'époque le plus fort championnat en Europe. Je jouais à ce moment-là en équipe nationale espoir de Yougoslavie. Pendant mes années en première division, j'ai joué quelques années en Coupe d'Europe avec le club de Proleter Zrenjanin où nous avons été vice-champions, après avoir éliminé Kiel notamment. 
Je suis arrivé en France à l'ACBB en 1988 où j'y suis resté jusqu'en 1997; d'abord en tant que gardien puis ensuite en tant qu'entraineur. Le club est monté en D1 puis je suis parti à Nancy de 97 à 2002. Avec cette équipe, on est monté de la N1 à la D1; on est resté. Malheureusement, le club a déposé le bilan et j'ai été obligé de partir.
J'ai donc débarqué en Tunisie, au Club Africain de Tunis, pendant deux ans et demi. L'une des plus belles expériences de ma vie. J'ai gagné avec cette équipe deux coupes nationales et deux titres de champion d'Afrique. En parallèle, je travaillais avec l'équipe nationale pendant un peu plus d'un mois. J'ai pris un petit peu goût à cela. Je voulais poursuivre dans cette voie-là en reprenant l'équipe d'Algérie, c'était vers la période de 2005 mais malheureusement pour moi, cela ne s'est pas réalisé.
Du coup je suis parti un an au Qatar. Je suis resté 10 mois, une expérience que je n'ai pas trop aimé, c'était un peu spécial.
De retour en France, j'ai pris l'équipe de Metz pendant trois saisons. A trois reprises on a fait le doublé Coupe/Championnat. J'ai eu une expérience totalement différente après au Luxembourg où avec mon équipe, je suis allé deux fois en finale de coupe mais je n'arrivais pas à gagner le titre, qui était mon but. Donc après trois saisons, on s'est séparé et Metz m'a appelé pour revenir. Il y a eu beaucoup de départs dans l'équipe donc il fallait reconstruire une équipe pratiquement neuve. 4 ou 5 des meilleures joueuses sont parties comme Amandine Leynaud, Claudine Mendy et Allison Pineau. C'était une équipe jeune et peut-être même la meilleure année du club de tous les temps, parce que l'on a encore fait le doublé mais aussi en finale de la Coupe d'Europe que l'on a malheureusement perdu d'un but contre une belle équipe d'Holstebro.
Puis je suis arrivé l'été dernier au Havre. Peut-être que l'ambition était trop haute, parce que l'on voulait bâtir une grande équipe pour la saison à venir, qui pouvait entrer en concurrence avec Metz et Fleury. J'avais signé pour trois ans là-bas. En championnat on était plus ou moins bien, entre la 5e et la 7e place. On a été en demi-finale de la Coupe d'Europe et demi-finale de la Coupe de France. En Coupe d'Europe, on gagne de 7 buts à Mios lors de la demi-finale et on perd de 12 buts au retour. Je n'ai pas supporté la manière dont cela s'est passé et j'ai fini par craquer complètement, je suis tombé malade. J'ai pris un arrêt maladie, je n'ai pas assisté à la fin de la saison et le club a fini par descendre avec une seule victoire lors des play-down. Puis s'est ajouté à cela le problème financier. Je ne pouvais pas continuer parce que l'on ne savait pas si le club allait déposer le bilan ou être placé en redressement judiciaire. C'était tard, presque impossible de faire une équipe correcte pour la D2 et essayer de remonter tout de suite. Sur la vingtaine de filles que j'avais au départ, on s'est retrouvé avec 4-5 joueuses pour bâtir l'équipe; et je ne me sentais pas capable, dans ma tête, de continuer. Et dans cette période là, je me suis retrouvé en contact avec Saintes et François Woum-Woum, que je connaissais. On a trouvé un accord assez facilement et je suis venu.

Quelle a été ta meilleure expérience ?
J'en ai plusieurs. Chaque année est différente. Les 10 titres avec Metz, chacun était différent, et il y a aussi la Tunisie. Je m'en rappelle aussi beaucoup, et c'est d'ailleurs le challenge pour lequel j'ai pris Saintes, les montées avec Nancy de N1 à D2 et de D2 à D1. Cela s'est aussi passé à l'ACBB, c'était vraiment grandiose.

On peut dire que partout où tu es passé, tu as réussi... Existe-il "une méthode Rac" ?
Non il n'y pas de méthode. La première chose c'est travailler. Il faut être sérieux, avoir de l'envie. 
J'espère que les joueurs vont avoir la même envie que moi de gagner mais il faut aussi que l'on travaille ensemble, que l'on ai de bonnes relations entre nous, tous ensemble, parce si l'équipe te suis pas ou si tu suis pas l'équipe, c'est pas facile.

Comment est née ta vocation d'entraineur ?
C'est un petit peu compliqué. Quand j'étais encore joueur à l'Etoile Rouge de Belgrade, j'étais à l'école supérieure de tourisme et même temps j'avais envie d'avoir cette vocation d'entraineur; mais ce n'était pas quelque chose de vraiment établi. Quand je suis sorti de l'école, j'ai travaillé pour la première fois en 81, j'étais à l'armée à Belgrade et j'ai pris une équipe junior pendant 4-5 mois, lors de mes derniers mois passés à l'armée. Cela a été ma première expérience d'entraineur à l'Etoile Rouge. Après je suis parti à 
Zrenjanin donc j'ai arrêté complètement pendant 7-8 ans et je suis arrivé en France. Mais je voulais faire autre chose après ma carrière. J'ai préparé mon retour en 91 pour revenir en Serbie. Je voulais être agent de joueur, le faire officiellement à Belgrade et travailler en même temps dans le tourisme. Mais malheureusement la guerre a commencé là-bas donc je suis resté en France et j'ai commencé mon ancien métier, celui que je voulais faire au départ.

Aujourd'hui tu as accepté d'entrainer les Fox, pourquoi ?
Pour plein de raisons. Je me souviens de matchs que je faisais ici avec l'ACBB, avec un public qui était vraiment magnifique. Pas très hostile pour l'adversaire mais moi j'aimais tout le temps quand il y avait beaucoup de monde; et Saintes dans cette période là, vers le milieu des années 90, était un concurrent très très sérieux pour monter en D1; j'ai vu un enthousiasme, une région qui aimait le handball. Cela me motive de voir beaucoup d'enthousiasme des gens autour de nous.

Quels seront tes objectifs ?
De monter. Les objectifs c'est toujours d'aller le plus haut. L'objectif c'est une chose, la deuxième c'est la réalité. Pour le moment je ne connais pas vraiment l'équipe. On va faire beaucoup de matchs amicaux, après quoi je connaitrais mieux l'équipe et on pourra parler plus concrètement.

 


Propos recueillis par Flo.
Photo : Le Républicain Lorrain